Emission Radio L'heure des Franks Projet EMI-sphère

L'heure des Frank's - Projet EMI-sphère

Projet mené par les 4ème4 du collège Anne Frank à Illzach avec les professeurs M. Nouxet et M. Amillard.

L'EMI (Education aux Médias et à l'Information) permet aux élèves d'exercer leur citoyenneté dans une société de l'information et de la communication, de former des cybercitoyens actifs, éclairés et responsables pour demain :
- par une pratique citoyenne des médias (une lecture critique et distancée de leurs contenus et une initiation aux langages et aux formes médiatiques afin de pouvoir s'informer suffisamment, de s'exprimer librement et de produire soi-même de l'information)
- par le développement des compétences de recherche, de sélection et d'interprétation de l'information ainsi que d'évaluation des ressources et du contenu.
- par une compréhension des médias, des réseaux et des phénomènes informationnels dans toutes leurs dimensions : économique, sociétale, technique, éthique...

L'heure des Frank's - Emission de Novembre

Emission de novembre :

Humour

Le sketch du jour par Samuel

« Bonjour, bonjour ! Aujourd’hui, on va vous parler des parents !


Je vous kiffe mais arrêtez avec vos phrases : « Moi, à ton âge,  je travaillais bien ! Maman, arrête ce genre de mythos parce que nous, on n’y croit pas ». Quand un jour on vous demande de l’aide pour un devoir, tu le fais avec nous et quand tu le ramènes à l’école, bizarrement toutes les réponses sont fausses et le prof te dit : « Fallait demander à tes parents ! ». « Mais c’est ce que j’ai fait, Madame ! »
Maintenant au tour des pères, là ! Arrêtez aussi avec vos phrases : « Moi, à ton âge, j’étais respecté ! Quand on disait mon nom, on parlait chinois ! » Et puis, un jour, tu vois ton père s’embrouiller pour une place de parking et il se fait déglinguer ! On dirait le combat Thanos vs Dora, il se tape des cris comme tu n’as jamais vu ! OAOAOA !!! A l’aide…. »

Sciences

Les conjectures d’après Kyllian

C’est ce thème que nous avons abordé en mathématiques. Alors qu’on pense que les mathématiques sont une science exacte puisque 1 + 1 = 2 ou 3 x 3 = 9 et que personne ne met en doute la somme d’une addition ou le produit d’une multiplication, eh bien, les conjectures nous permettent de faire des hypothèses, d’émettre des doutes. En fait, quand on conjecture, on dit que quelque chose est presque sûr mais on n’en est pas absolument certain.
Prenons le programme de calcul suivant :
« Choisir un nombre au hasard.
Ajouter 3 à ce nombre.
Puis multiplier cette somme par 4.
Et, enfin, enlever 12 au résultat obtenu. »
Si on prend comme nombre de base 1, on obtient : 1 +3 = 4 x 4 = 16 – 12 = 4
Si on prend comme nombre de base 5, on obtient : 5 +3 = 8 x 4 = 32 – 12 = 20
Si on prend comme nombre de base 8, on obtient : 8 +3 = 11 x 4 = 44 – 12 = 32
On remarque quelque chose de régulier, l’opération apporte un résultat 4 fois plus grand que le nombre de base : 1 a donné 4, 5 a donné 20 et 8 a donné 32. On peut supposer qu’avec ce programme de calcul, quel que soit le nombre de base choisi, le résultat sera toujours 4 fois plus grand. L’hypothèse que nous émettons là, c’est ce qu’on appelle une conjecture. Est-ce plus clair ?

Le circuit électrique selon Sevde

Quand une pièce est plongée dans l’obscurité, on appuie sur un bouton et si tout va bien, eurêka, la lumière vient. Quand notre ordinateur, notre télé ou notre téléphone est éteint, et qu’on appuie sur le bouton « on », miracle, l’écran s’allume. Mais comment s’explique ce phénomène ? Eh c’est tout simple, entre l’interrupteur (on pour allumer, ou off pour éteindre), le courant, l’électricité transmise par un générateur, circule dans des fils électriques jusqu’au récepteur. Si on appuie sur l’interrupteur et que la lampe s’allume alors tout va bien, mais parfois il arrive que les plombs sautent à cause d’un court-circuit.
Quand il y a court-circuit le générateur s’échauffe et peut être endommagé. Dans ce cas, plus rien ne fonctionne, les voyants restent donc éteints. Mais il y a pire, quand le courant devient vraiment très intense, la température est si élevée qu’elle peut provoquer un incendie, en présence de matières inflammables. Alors quand vous voyez que vous avez allumé la lumière et que rien ne se passe, faites attention !

Carte Blanche

Aujourd’hui, je vais vous parler des réseaux sociaux et de leurs dangers. Nous sommes beaucoup, à la sortie du collège, à nous connecter sur les réseaux sociaux : Instagram, Facebook, Twitter, Snapchat, peu importe le réseau que vous utilisez, il y en aura toujours un qui vous correspondra le plus.
La plus grande plateforme et aussi la plus ancienne s’appelle Facebook, elle date de 2004 et a donc 15 ans cette année. Au départ, elle était juste réservée aux étudiants de l’université d’Harvard aux Etats-Unis, puis, devant le succès rencontré, s’est développée à toutes les universités du pays, puis finalement du monde entier. On y publie des images, des photos, des vidéos, des documents, y échange des messages et y télécharge des applications. Depuis, les gens peuvent se détendre et rigoler sur Instagram, paru en 2010 ou apprendre à chanter et danser avec Tiktok, inventé en 2016. Ces réseaux attirent les jeunes car ils sont simples d’utilisation, pratiques et ludiques mais il n’est pas rare que ces réseaux soient mal fréquentés. Aussi faut-il se méfier des personnes mal attentionnées qui peuvent nous vouloir du mal. Voici donc quelques conseils pour vous prémunir du danger : tout d’abord, ne dévoilez jamais votre vie personnelle au grand public, en commençant par mettre votre compte en privé ; puis ne parlez jamais à des inconnus, car on ne sait jamais qui se cache derrière un pseudonyme ou un avatar ! Alors, ne cliquez pas n’importe où, réfléchissez !

Lou-Anne

Enfants d’ici et d’ailleurs

Je vais vous présenter Seta, une jeune fille de 4ème de ma classe. Seta est née en France, plus particulièrement à Mulhouse mais son petit accent et sa couleur d’ébène rappellent l’origine mauritanienne de ses parents. La Mauritanie est un pays d’Afrique de l’ouest, qui borde l’océan atlantique et qui est voisin avec l’Algérie, la Maroc, le Mali et le Sénégal. Sa capitale, qui ne se situe pas très loin de l’océan, s’appelle Nuakchott. Mais tout cela, Seta l’a appris de ses parents car la dernière fois qu’elle est allée voir sa famille au pays avec ses parents, c’était il y a 10 ans, quand elle avait 3 ans, autant dire qu’elle n’en a pas grand souvenir. Mais ses parents lui racontent que pour partir là-bas, il faut échanger des euros contre des ouguyia, la monnaie locale, qu’il faut se préparer aux fortes températures et au climat désertique, que le sable du Sahara recouvre chaque année des terres fertiles et des villages entiers, que les visiteurs les plus curieux suivent la route des caravanes transsahariennes et passent par Ouadane, Oualata ou encore Chinguetti à l’architecture traditionnelle en pierre taillée. Seta est bien en France et ne souhaiterait pas s’installer en Mauritanie, mais elle ne dirait pas non pour y passer des vacances avec ses cousins et revoir ses oncles et ses tantes.

Hasan

Humanités

Allemand par Léonie et Kankou

Guten Morgen, Jungs ! Wir sind in November und in Elsass sind die Temperaturen sehr Kalt, zwischen 0 und 4 Graden. Es ist Zeit, die Schals, die Mützen, die Handschuhen und den grossen Wintermantel auszuziehen, wenn Sie nicht krank werden wollen.  

Français par Monia

Je vais vous parler de nos cours de français, pour nous réchauffer un peu. Notre professeur nous a parlé des feux de l’amour, pas l’émission qui passe à la télé, mais les feux de l’amour en poésie. Il nous a expliqué qu’à l’origine de la poésie, il y avait le mythe d’Orphée, plus précisément la passion amoureuse qu’éprouve Orphée pour Eurydice. Le jour de leur mariage, la femme d’Orphée s’est fait mordre par un serpent et Orphée ne pouvant pas vivre sans son amour décide d’aller la chercher chez Hadès et Perséphone, les gardiens des Enfers réputés insensibles. Mais Orphée, accompagné de sa lyre, leur chanta des poésies si émouvantes qu’ils décidèrent de rendre Eurydice à une seule condition : qu’Orphée ne se retourne pas pour voir si Eurydice la suivait avant d’être revenus à la surface de la terre. Sur le chemin, pris d’un doute, Orphée se retourna et vit Eurydice disparaître pour toujours. Alors il pleura des jours et des nuits la mort de son amour, en accompagnant ses poèmes du doux son de sa lyre. C’est ainsi qu’est né, dans l’Antiquité, la poésie lyrique, une poésie qui parle des sentiments.

La vie est un roman par M. Nouxet

Il est 15h devant la salle des fêtes de la ville d‘Illzach. Des centaines de personnes venues de tout horizon (élus municipaux, directeurs d’écoles, de collège et de lycée, classes accompagnées de leurs encadrants, parents d’élèves et autres concitoyens) ont répondu à l’appel du centre socio-culturel Le Fil d’Ariane d’Illzach ce vendredi 20 septembre, non pour festoyer comme le supposerait ce lieu cérémoniel mais pour aborder une question grave et solennelle, celle de la radicalisation des jeunes.
Au programme, une pièce de théâtre inspirée du roman éponyme de Rachid Benzine : Lettres à Nour. Un roman épistolaire dans lequel un père anonyme et sa fille, prénommée Nour, s’échange des lettres d’amour, de tendresse et d’incompréhension totale. En effet, bien qu’ayant reçu une éducation correspondant aux préceptes et devises de la République Française (liberté, entre autres, de penser et d’agir, fraternité envers toutes les confessions et toutes les nationalités, égalité de toutes et de tous) et suivant les enseignements du Coran au côté de son père, professeur d’université et islamologue émérite, Nour cherche sa voie. Mais face à ce père veuf, dont le visage de la fille rappelle les traits tant aimés de sa femme décédée quelques années plus tôt, Nour cherche à se distinguer du portrait maternel et à proposer son propre chemin, jalonnés par ses idéaux adulescents : une société moins servile, un monde plus juste et plus pur. Une expérience solidaire qui aurait pu se concrétiser en mission humanitaire s’il n’y avait pas eu Akram, rencontré sur un site de propagande pro-palestinienne sur Facebook, Akram, un bel homme charismatique et instruit en religion, Akram un dirigeant de la police de Falloudjah et membre de l’État Islamique, Akram la lumière qui aveugla Nour pour la plonger dans l’obscurantisme.
Nour rejoint clandestinement Akram en Irak et aussitôt Akram se marie avec elle, la parque dans sa maison, lui fait le récit trompeur d’une cité idéale qu’elle imagine plus qu’elle ne la voit par ses propres yeux, lui fait un enfant et la fait participer aux tâches administratives de l’organisation des sœurs islamistes, gardiennes prétendues de l’ordre et des bonnes mœurs. Au côté d’Akram, Nour, dont le prénom signifie « lumière » en arabe, s’étiole telle une luciole sur les derniers instants de sa vie.
Le décor de la pièce est en ce sens signifiant : c’est une plongée dans les entrailles de la radicalisation qui est ici proposée aux spectateurs. Sur scène, une longue table rectangulaire recouverte d’un voile noir. Derrière, les rideaux noirs forment le cadre et de part et d’autre de la table, à chaque extrémité longitudinale, une comédien : d’un côté, Rachid Benzine, l’auteur, qui incarne le père, de l’autre, Sofia Lesaffre, qui interprète Nour. Chacun leur tour, une lumière tamisée, jamais crue, ne les éclairera : l’une récitera par coeur les propos que son personnage ruminait à l’écriture, l’autre lira avec colère et emportement ses propres lettres qui témoignent de son incommensurable désespoir, et chaque fois le rai lumière s’éteindra dès lors que le comédien finira son propre texte. Le spectateur comprend alors que, plus rien, si ce ne sont les mots, les souvenirs et les sentiments, ne reliera ces personnages, séparés géographiquement et physiquement par 5000km de distance, cloisonnés chacun dans leur mode de pensée, dans leur propre raisonnement.
Les lettres sont lues les unes après les autres. Aucune fioriture musicale ne vient distraire le spectateur du contenu, car le théâtre qui nous est proposé ici est un théâtre d’idées, un théâtre d’engagement, un théâtre inscrit dans la lignée du dramaturge allemand Bertold Brecht pour lequel « l’acteur doit plus raconter qu’incarner, susciter la réflexion et le jugement plus que l’identification ». Pas d’actions sur scène à proprement parler mais des mots qui remuent, des mots qui touchent et émeuvent, des mots qui percent et meurtrissent, des mots qui déchirent et consolent. Des mots (M.O.T.S.) mais aussi des maux (M.A.U.X.) qui n’ont pas laissé la salle indifférente, car, à la lecture de la dernière lettre, qui n’a pas entendu son voisin de derrière renifler ? Qui n’a pas vu son voisin de devant s’essuyer le coin de l’oeil ? Qui n’a pas réprimé un cri d’effroi ?
Les lumières sont désormais éteintes sur scène. Les comédiens ont quitté le plateau et les spectateurs, bouleversés, se lèvent et applaudissent. Rachid Benzine et Sofia Lesaffre ont quitté leur rôle et reviennent pour échanger avec le public : les élèves les interrogent sur la genèse de l’oeuvre, sur sa part de fiction, les adultes questionnent le fond et la portée du message, les parents, notamment les mères, témoignent de leur mal-être et essaient de comprendre les raisons qui poussent certains jeunes à de tels emportements.
Le romancier et dramaturge répond tour à tour à chacune des questions. Non, Nour, n’est pas une personne réelle, mais Nour est le symbole de toutes les personnes, instruites, issues d’un milieu favorisé, qui malgré la culture acquise et les valeurs qui leur ont été transmises, choisissent la voie de l’extrémisme pour s’exprimer et donner un sens à leur vie. Le récit de Nour est alors un récit composite, issu de témoignages réels, authentiques, de terroristes placés en centre de déradicalisation, de femmes revenues de l’enfer d’Irak ou de Syrie, d’enfants manipulés pour être des soldats avant d’avoir atteint l’âge d’homme. Nour est une concentration de faisceaux. En ce sens, Nour est lumière. Mais Nour, pourtant inscrite dans un cursus de philosophie, ne prend pas le chemin DES Lumières, ces philosophes qui invitaient, dans la lignée de Socrate, à penser par soi-même. De même, le père de Nour n’est pas un bon maïeuticien, cet accoucheur d’esprit qui à force de poser des questions permettait à son élève de trouver progressivement des réponses adéquates. Non, dans ce texte, malgré les études des protagonistes, la raison n’a pas voix au chapitre. L’argumentation n’a aucun sens. Elle ne sert à rien, car quand les esprits sont bornés, comment convaincre ? Tout dans cette pièce, dans ce récit, dans ces lettres n’est que persuasion, tout repose sur les sentiments, tout est donc subjectif.
Tel est le problème de la radicalisation : des jeunes, meurtris dans leur chair, égarés dans leurs valeurs, perdus dans leurs idéaux, prêts à s’engager dans l’action mais surtout à point pour être trompés et abusés car la société jette l’opprobre sur eux, en les désavouant, en les désabusant, en les condamnant au pessimisme et en ne leur offrant, au final, que peu de possibilités de se concrétiser. Comme le dira Yaseen Berouini, 30 ans, docteur à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales pour expliquer son embrigadement à l’adolescence dans le djihadisme salafiste : « Tout le monde veut sentir la puissance de la vie, se sentir exister ». C’est pourquoi le collège Anne Frank s’engage avec des partenaires tels que Le fil d’Ariane à Illzach ou la mission locale information jeunesse Sémaphore à Mulhouse pour prévenir nos jeunes  des dangers d’Internet, en les sensibilisant à l’éducation aux médias, afin de défaire le théorie du complot et d’éveiller leur esprit critique et leur potentiel imaginatif et créatif.

A l’école des arts

Le handball au collège Anne Frank par Florian

Savez-vous pourquoi le « handball » se prononce différemment des mots  football, basketball, baseball ou encore volleyball ? Car contrairement à ces quatre derniers mots qui nous viennent tout droit de l’anglais, le « handball » vient de l’allemand, raison pour laquelle on dit « balle » et non « bol ». Pour autant, les Allemands n’ont pas gagné les derniers championnats du monde. C’est l’équipe du Danemark qui a gagné chez les hommes et l’équipe de France qui a gagné chez les femmes. Parce que les filles ont un rôle important à jouer dans ce sport et que les garçons l’oublient trop souvent, les professeurs de sport et d’art plastique ont décidé de nous faire travailler sur un EPI, c’est-à-dire un enseignement pratique interdisciplinaire, sur le thème « Ensemble pour gagner ». En sport, il s’agit de travailler l’esprit d’équipe, la cohésion et l’intelligence pour faire tourner le ballon alors qu’en arts plastiques, nous choisissons le nom d’une équipe et reportons le logo de notre équipe sur un t-shirt blanc que nous porterons lors d’une compétition interclasse sur tout le niveau de 4ème. Si on réussit les combos et que filles et garçons jouent en bonne intelligence, alors la victoire sera à nous !